journal des marches (10) 17 mai 1940

17 mai 1940

les renseignements qui parviennent avertissent de l'approche de détachements légers ennemis dans
la forêt de Mormal, notamment sur Locquignol. D'autre part, l'ennemi progressant sur l'axe Le Cateau-
Cambrai le 2e bataillon reçois l'ordre du colonel Beauchesne de se porter à Solesmes, ou la journée
passe avec de simples accrochages de patrouilles
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# Posted on Friday, 07 July 2006 at 3:53 PM

journal des marches (11) 18 mai 1940

18 mai 1940

L'ennemis, par des détachements blindés et motocyclistes, manifeste une activité accrue dans la forêt
de Mormal et sur l'axe Locquignol-Jolimets. Vers midi le P.C. du colonel De Causans est coupé de ses communications avec l'arrière par une auto-mitrailleuse ennemi qui entre Louvignie et Englefontaine,
révèle sa présence en mitraillant un agent de liaison du régiment. Le lieutenant Astoul, du 6e cuirassier
part avec un blindé repoussé la patrouille allemande.
Celle-ci se replie par une petite route en direction de l'est (forêt de Mormal). A 13 heures le colonel De
Causant replieson P.C et le porte à la sorti du Quesnoy, sur la route d'Englefontaine, dans une maison
ou le commandant Saint-Matin a déjà installé le P.C du 3e bataillon. A 16 heures les chars allemands
ont bousculés la résistance Française de Jolimets et approchent Du Quesnoy. Le colonel a l'ordre
d'attaquer sur le Quesnoy-Landrecies.et de prendre liaison avec le groupe de Beauchesne qui doit
attaquer, de son côté, sur l'axe : Solémes-neuvilly – Le Cateau. A 17 heures l'attaque débouche
Du Quesnoy et les chars du commandant de Thélinrepoussent les deux A.M ennemis, qui étaient
Arrivé aux portes de la citadelle. Le colonel et son état major, à pied sur la national 46 suivent
la progression des chars et des dragons du 3e bataillon. A Englefontaine, la liaison est recherché
Sur la transversale Bavay- Le Cateau, mais l'attaque du groupement de Beauchesne n'a pu
déboucher en même temps. En effet, le colonel de Beauchesne ayant reçu à 15h30 l'ordre
d'attaquer à 16h30 demande que l'attaque n'ai lieu qu'à 17h30, les chars du colonel Pinon
Ne peuvent être en place sur la base de départ qu'à cette heure, le général de division décide
que l'attaque ne sera décalée que d'une demi heure, soit 17 heures. N'ayant pu se mettre en
liaison avec le colonel Pinon et le commandant Amalrich, le colonel De Beauchesne se rend au
P.C du général de division d'une part pour demander un nouveau décalage de l'attaque, et d'autre
Part, pour prendre contact avec le colonel commandant les chars et le commandant le 14e D.P.
A 18 heures les chars n'étant pas en place et l'attaque devant avoir lieu, à base de chars, le colonel De Beauchesne envoie le capitaine Boery dire aux deux chefs de bataillon de surseoir l'attaque. Pendant
ce temps, le 1e bataillon, qui a pour mission de tenir les lisières et les abords de Vendegies est, depuis
16 heures au contact avec l'ennemi dont il repousse toutes les attaques, à l'heure prescrite, le 2e bataillon occupe sa base de départ, sa droite, au carrefours des routes Neuvilly, le Cateau, a sa gauche 1 kilomètre sud d'Amerval dans l'après midi du 18, Neuvilly a été attaqué violemment par l'aviation, de
nombreuses bombes incendiaires, qui n'ont pas éclaté jonchent les rues. Une liaison, a gauche,
est recherchée, mais une importante colonne motorisée remonte le flanc droit du 2e bataillon par
la crête d'Ynchy-Viesly, vers Fontaine-au-Tertre. Bientôt les armes automatiques et anti-chars
ennemis prennent de flanc le 2e bataillon et nos chars, malgré les tirs a vue de nos batteries.
Cette colonne est bloquée par un char Somua qui arrive part hasard à Neuvilly, est mis en place
a la sortie nord de la ville, par le capitaine Ségur , en bordure de la rivière, et par le détachement du
lieutenant Carini, du 6e cuirassier, qui débouche de Fontaine-au Tertre, ce dernier à disparu au cour
de l'opération, plusieur chars ennemis sont mis hors de combat.
le capitaine de Boery (de la brigade) vient de donner l'ordre de se replier Solesmes et de tenir le
village. La nuit est tombée quand les chars du colonel Pinon arrivent sur la base de départ, l'ordre
de repli apporté par le capitaine de Boery était en cours d'exécution. Le décrochage a lieu par
échelons, couvert sur le flanc gauche ouest par nos chars. Il a lieu sous un violent bombardement
de 77 les A.M.R.du B.T.N.restent en soutient du B.T.N.du 131e qui coopèrent à l'action et ne se
replient qu'après le décrochage de l'infanterie. le bataillon reprend ses emplacements à Solesmes.
le 1e bataillon reçois l'ordre de se replier sur Escarmain .A la même heure, ordre est donné au 2e
bataillon de poursuivre le repli et d'aller occuper défensivement, face au sud ; Montrecourt,
Saulzoir, et Villers-en-Cauchie, en liaison, avec le 131e R.I. (établi à Verchain).
Pour le groupement de Causans, demeuré seul, la situation devient sérieuse. Il réussit à progresser
Au delà de Ronbersart et jusqu'à deux kilomètres de environ de Landrecies. Mais 22h30,il doit
S'arrêter et , tandis que le 3e bataillon s'installe définitivement pour la nuit le colonel porte son P.C.
Dans une ferme, à proximité immédiate de la route. Les chars se tapissent en lisière des bois.
Un convoi de munitions allemand incendié par les chars jette les lueurs d'un véritable feu d'artifice
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# Posted on Friday, 07 July 2006 at 4:00 PM

journal des marches (12) 19 mai 1940

19 mai 1940

A 1h30 le colonel De Causans donne l'ordre aux éléments de son groupement de se replier sur Le Quesnoy. Le repli s'effectue sans grande difficulté et le groupement s'arrête vers 8 heures à Louvignies.le lieutenant Hennesy, du 12e escadron, reçoit l'ordre de reconnaître avec son peloton motos la route,Du Quesnoy. Une demi heure plus tard, son sous-officier adjoint ramène le peloton. Le lieutenant Hennesy a été fait prisonnier par l'ennemi, qui tient les abords du Quesnoy. Devant la situation créée par la présence de l'ennemi sur l'itinéraire de repli et l'absence de communication, le groupement s'installe en position
défensive pour tenir le village de Louvignies. A 10 heures, le lieutenant Botreau-Bonneterre part en voiture pour rejoindre la division et demander des ordres. Une demi heure plus tard sa voiture revient à Louvigniers, la présence de blindé allemands oblige l'officier de liaison à abandonner sa voiture et de poursuivre sa mission à pied. A partir de 11 heures, des détachements légers ennemis, composé soit d'un blindé, soit d'un blindé et de quelques motocyclettes ou même de motocycles seuls viennent au contact et sont repoussés par les A.M.embossés aux sorties du village grâce aux mitrailleuses du 15e escadron et un canon de 47, placé sur la route nationale, en direction d'Englefontaine. Vers 15 heures la pression ennemi devient plus active et des infiltrations se font par les vergers qui entourent le village. A partir de 17 heures la fusillade s'intensifie,des avions survolent à très basse altitude les défenseurs de Louvignies, qui tirent sur eux aux fusils.
Quatre chars du groupement qui sont en assez mauvaise état mécanique ( chenilles détendues), reçoivent l'ordre de se replier par Ghissignies, en direction de l'ouest, pour regagner la division. A 19 heures des infiltrations ont permis à l'ennemi de pénétrer dans Louvignies. Les mitraillettes crépitent. Le feu est très dense, mais ne semble pas ajusté. Les balles font sauter les tuiles des toits, écaillent les murs ou ricochent sur les pavés des rues. Le colonel donne alors l'ordre de repli sur Ghissignies, qui est à 3 kilomètres, tenu par un bataillon du 27e R.T.A. le repli s'effectue par une route étroite heureusement bordé de talus et sous le feu des balles traçantes que prodigue l'ennemi. A 21 heures le groupement du colonel De Causans se resserre avec les 600 tirailleurs dans la cuvette de Ghissignies. Pendant cette journée, le 1e bataillon, qui s'est replier à 2 heures sur Escarmin, continue son mouvement vers l'ouest, jusqu'à Iwuy, ou il arrive vers midi. A partir de 19 heures, l'ennemi attaque vigoureusement sur tout le front du bataillon, qui brise ses élans. Le contact intense dure jusqu'à 23 heures, heure à laquelle le bataillon reçois l'ordre de décrocher et de franchir le canal de l'Escaut, à Bouchain. Le 2e bataillon est installé défensivement à Montrecourt, Saulzoir, Villers-en-Cauchies (8e escadron renforcé d'A.M.R). a 17 heures violente attaque, chars et infanterie ennemie cherchant à progresser par les vergers dans Montrecourt et villers-en-Cauchies. Une batterie R.A.C, placés à proximité des voies pénétrantes, détruits trois chars, les canons anti-chars et mortiers du bataillon enflammes trois nouveaux chars, les équipages et l' infanterie d 'accompagnement sont dispersés par nos tirent d'armes automatiques et mitrailleuses, les allemands subissent de lourdes pertes. A Villers-en-Cauchies le 8e escadron résiste également à tous les assauts.
Le lieutenant Ménières capture une voiture ennemi contenant trois officiers ( l'un s'échappera lors du décrochage de l'escadron) . vers 21 heures arrive l'ordre de décrochage. Le capitaine Roger (adjoint envoyé en liaison à Noyelles, près du colonel commandant le 131e R.I)) ne rentre pas. Le contact avec l'ennemi est en ce moment très étroit pour le 8e escadron et les éléments de droit. Le décrochage ne pourra être terminé qu'à 24 heures (sans pertes). Le commandant se porte aux ponts du canal ( au sud
de Denain) conformément aux ordres reçus
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# Posted on Friday, 07 July 2006 at 6:15 PM

journal des marches (13) 20 mai 1940

journal des marches (13) 20 mai 1940
20 mai 1940

depuis le décrochages des 1e et 2e bataillons, décrochage qu'il ignore, le groupement De Causans
et seul à 25 kilomètres des lignes en avant des lignes Françaises, qu'il ne pourra rejoindre. A 1h30
le colonel De causans renvoie, sous les ordres du capitaine Serre, du 74e R.A.les T.C du groupement
et ceux du bataillon de tirailleurs. Les blessés sont mis dans une camionnette, la sanitaire du bataillon
étant insuffisante. Une heure plus tard, le capitaine Serre ramène la colonne de T.C : il s'est heurté aux
soties de Salesches, à des barricades gardés par des chars ennemis. A 6 heures, la fusillades commence
et ne cessera de s'intensifier. A 11 heures, le groupement tente une sortie et réussit une sortie en direction de Bermerain. Mais les chars non plus d'essence, les vivres et les munitions manques : le sort du groupement et de plus en plus critique. Cependant d'après les renseignements recueillis le groupement Causans, attaqués de toutes parts, réussira à gagner Saint-Hilaire-Les-Cambrai, à plus de 15 kilomètres de son point de départ. Il ne sera capturé que le lendemain le régiment (le 1e et 2e bataillons), sous les ordres du chef d'escadron Amanrich, tient le canal de la Sensée, de Paillencours à Brunemont. Dans la matinée pour rejoindre leurs positions, les colonnes sont prises sous un violent bombardement. Le 2e bataillon à reçu l'ordre de tenir les points de passage sur le canal de la Sensée, sud de Vasner-au-bac, Paillancourt et l'est de Wavrechain.
Cependant, pendant cette occupation, des éléments du G.R.4, qui défendait le pont de Paiilencourt sont bousculés avec quelques pertes ; l'ennemi s'infiltre au nord du canal, vers 14 heures . le 2e escadron monte une contre-attaque (2 pelotons des 8e et 9e escadrons plus le 10e escadron) sur l'axe Wavrechain, pont de Paillecourt ; devant cette attaque, les éléments ennemis repassent le pont, mais les pelotons sont soumis toute la soirée à des tires ennemis. Le front et rétabli avant la nuit. De plus sur la gauche du 2e bataillon,à Bouchain, l'infanterie amis déclenche une forte attaque pour dégager entièrement Bouchain, au sud du canal.
Le 7e escadron en entier à été prêté à l'infanterie et participe à cette attaque (aucune perte). Le P.C. du Régiment est installé à Fressain, le 1e bataillon est commandé par le capitaine Clavé.
Le régiment à subi les lourdes pertes suivantes : colonel De Cansans, commandant Saint-Martin, les lieutenants Sappey, Botreau, Hamon, Poncy, Logeard, Vande-Viele, Hennesy, Mazerot, Véne, Chevillot, Verdier, Cicéron, médecin lieutenant Bonin, capitaine De Chabalier disparus. Lieutenant Devoyotd tué au combat.
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# Posted on Saturday, 08 July 2006 at 4:09 PM

Edited on Sunday, 27 August 2006 at 8:41 AM

journal des marches (14) 21 mai 1940

21 mai 1940

Au début de la matinée, un renseignement signale que l'ennemi fait mouvement de l'ouest vers l'est, ordre est donné au 2e bataillon d'occuper Paillencourt et de pousser une reconnaissance vers Thun, Iwuy, par la crête sud-est de Paillencourt. Paillencourt est rapidement occupé par les 8e et 9e escadrons, une reconnaissance motos, A.M.R, (aux ordres du capitaine Ségur) est poussé vers Thun. Cette reconnaissance signale qu'une importante colonne motorisé se dirige vers le sud-ouest. Dans l'après midi l'ennemi revient en force et cherche à forcer les ponts de Paillencourt et le pont sud de Wasnes-au-bac, mais le génie de la D.L.M. parvient à temps à détruire ces ponts. Les tentatives ennemis sont rapidement brisés avec pertes. Le lieutenant Becker est blessé. A partir de 21heures, le régiment est relevé par les éléments de la 25e division d'infanterie et le 4e G.R.D.I., le 4e dragons fait mouvement en didection du nord-ouest sur Aubigny.
Le régiment a perdu le lieutenant Becker, blessé, l'aspirant Fortin disparut
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# Posted on Saturday, 08 July 2006 at 4:16 PM