18 mai 1940
L'ennemis, par des détachements blindés et motocyclistes, manifeste une activité accrue dans la forêt
de Mormal et sur l'axe Locquignol-Jolimets. Vers midi le P.C. du colonel De Causans est coupé de ses communications avec l'arrière par une auto-mitrailleuse ennemi qui entre Louvignie et Englefontaine,
révèle sa présence en mitraillant un agent de liaison du régiment. Le lieutenant Astoul, du 6e cuirassier
part avec un blindé repoussé la patrouille allemande.
Celle-ci se replie par une petite route en direction de l'est (forêt de Mormal). A 13 heures le colonel De
Causant replieson P.C et le porte à la sorti du Quesnoy, sur la route d'Englefontaine, dans une maison
ou le commandant Saint-Matin a déjà installé le P.C du 3e bataillon. A 16 heures les chars allemands
ont bousculés la résistance Française de Jolimets et approchent Du Quesnoy. Le colonel a l'ordre
d'attaquer sur le Quesnoy-Landrecies.et de prendre liaison avec le groupe de Beauchesne qui doit
attaquer, de son côté, sur l'axe : Solémes-neuvilly – Le Cateau. A 17 heures l'attaque débouche
Du Quesnoy et les chars du commandant de Thélinrepoussent les deux A.M ennemis, qui étaient
Arrivé aux portes de la citadelle. Le colonel et son état major, à pied sur la national 46 suivent
la progression des chars et des dragons du 3e bataillon. A Englefontaine, la liaison est recherché
Sur la transversale Bavay- Le Cateau, mais l'attaque du groupement de Beauchesne n'a pu
déboucher en même temps. En effet, le colonel de Beauchesne ayant reçu à 15h30 l'ordre
d'attaquer à 16h30 demande que l'attaque n'ai lieu qu'à 17h30, les chars du colonel Pinon
Ne peuvent être en place sur la base de départ qu'à cette heure, le général de division décide
que l'attaque ne sera décalée que d'une demi heure, soit 17 heures. N'ayant pu se mettre en
liaison avec le colonel Pinon et le commandant Amalrich, le colonel De Beauchesne se rend au
P.C du général de division d'une part pour demander un nouveau décalage de l'attaque, et d'autre
Part, pour prendre contact avec le colonel commandant les chars et le commandant le 14e D.P.
A 18 heures les chars n'étant pas en place et l'attaque devant avoir lieu, à base de chars, le colonel De Beauchesne envoie le capitaine Boery dire aux deux chefs de bataillon de surseoir l'attaque. Pendant
ce temps, le 1e bataillon, qui a pour mission de tenir les lisières et les abords de Vendegies est, depuis
16 heures au contact avec l'ennemi dont il repousse toutes les attaques, à l'heure prescrite, le 2e bataillon occupe sa base de départ, sa droite, au carrefours des routes Neuvilly, le Cateau, a sa gauche 1 kilomètre sud d'Amerval dans l'après midi du 18, Neuvilly a été attaqué violemment par l'aviation, de
nombreuses bombes incendiaires, qui n'ont pas éclaté jonchent les rues. Une liaison, a gauche,
est recherchée, mais une importante colonne motorisée remonte le flanc droit du 2e bataillon par
la crête d'Ynchy-Viesly, vers Fontaine-au-Tertre. Bientôt les armes automatiques et anti-chars
ennemis prennent de flanc le 2e bataillon et nos chars, malgré les tirs a vue de nos batteries.
Cette colonne est bloquée par un char Somua qui arrive part hasard à Neuvilly, est mis en place
a la sortie nord de la ville, par le capitaine Ségur , en bordure de la rivière, et par le détachement du
lieutenant Carini, du 6e cuirassier, qui débouche de Fontaine-au Tertre, ce dernier à disparu au cour
de l'opération, plusieur chars ennemis sont mis hors de combat.
le capitaine de Boery (de la brigade) vient de donner l'ordre de se replier Solesmes et de tenir le
village. La nuit est tombée quand les chars du colonel Pinon arrivent sur la base de départ, l'ordre
de repli apporté par le capitaine de Boery était en cours d'exécution. Le décrochage a lieu par
échelons, couvert sur le flanc gauche ouest par nos chars. Il a lieu sous un violent bombardement
de 77 les A.M.R.du B.T.N.restent en soutient du B.T.N.du 131e qui coopèrent à l'action et ne se
replient qu'après le décrochage de l'infanterie. le bataillon reprend ses emplacements à Solesmes.
le 1e bataillon reçois l'ordre de se replier sur Escarmain .A la même heure, ordre est donné au 2e
bataillon de poursuivre le repli et d'aller occuper défensivement, face au sud ; Montrecourt,
Saulzoir, et Villers-en-Cauchie, en liaison, avec le 131e R.I. (établi à Verchain).
Pour le groupement de Causans, demeuré seul, la situation devient sérieuse. Il réussit à progresser
Au delà de Ronbersart et jusqu'à deux kilomètres de environ de Landrecies. Mais 22h30,il doit
S'arrêter et , tandis que le 3e bataillon s'installe définitivement pour la nuit le colonel porte son P.C.
Dans une ferme, à proximité immédiate de la route. Les chars se tapissent en lisière des bois.
Un convoi de munitions allemand incendié par les chars jette les lueurs d'un véritable feu d'artifice