le colonel de Causans rejoint dans la matinée le P.C. d'Hoog-Eind, qui est commun avec celui du 74e
régiment d'artillerie ( colonel Marguerittes). Vers 11 heures, le commandant de Saint –Martin envoie
un premier compte rendu pour avertir d'un premier contact à l'est de Loge-Mierde. Une demie heure
plus tard, le contact se précise sur tout le front du 3e bataillon, qui trouve en face de lui des éléments à
pieds et des motocyclistes. Toute l'après midi, les combats se poursuivent, dans les bois, et les 13e,
14e et 15e escadrons résistent sur place, sans céder un pouce de terrain. Les mitrailleuses du 13e
escadrons ont des champs de tir réduits et exécutent des feux meurtriers avec leur hausse de 200.
Vers 15 heures, le commandant Saint-Matin craint d'être coupé du P.C., des infiltrations s'étant
produites à l'extrême gauche de son dispositif. Du pont de l'Aa à la sortie nord de Wellenseind.
A la même heure, le contact se précise sur le front du 2é bataillon, notamment pour le 8e escadron
Qui tient l'Aa dans les bois, au sud-est d'Hoog-Eind. A 16 h 30 le village de Diessen, tenu par
un peloton d'A.M.R du 6e escadron (peloton Delord), le 7e escadron et un peloton divisionnaire
anti-chars et attaqué par un détachement ennemi. Le contact est pris, d'abord, par les autos-mitrailleuses
légères puis par des chars et des éléments a pieds, toujours en plus grand nombre. A 16 heures le colonel déplace le P.C pour l'installer à Esbeck ou se trouve celui du 2e bataillon. A 17h30 l'ennemi attaque également Hilvarenbeck, tenu par le 6e et le 10e escadrons. L'aspirant Vanermarcq, du 7e escadron qui assure la liaison entre la division et le régiment apporte l'ordre de tenir sur la position jusqu'à 20h30.
La mission du régiment se sera de se replier derrière le canal de Turnhourt et de le tenir.vers 18h30,
Les éléments qui tiennent Diessen doivent se replier , les pièces d'artilleries sont détruites et la pression de l'ennemi est de plus en plus forte. A 20h30 le régiment commence sont décrochage. Le colonel quitte le Village, à 20h45,le pistolet à la main, au moment ou les premier soldats allemands débouchent sur la place du village. Le repli et rendu très difficile en raison des bois, en l'absence de chemin et de la nuit. Le 2e bataillon retraite par échelons, il est accroché sur ses flancs, il est accompagné par un très sévère tir d'artillerie ennemi dès le débouché de Poppel. Il fera 40 kilomètres à pieds dans la nuit pour rejoindre le lieu de rassemblement ( bois est de Vlimmeren) ou il arrivera le lendemain à 7h30 . le 3e bataillon se replie par les bois, tenus par le 15e escadron et passe le canal d'embranchement sur des portières, le pont de la national 25 étant sauté.
Le 15e escadron réussit son décrochage et revient sans pertes ; par contre les 13e et 14e escadrons ont des pertes sévères et ne le lieutenant Fonclade et ni le lieutenant Hennessy qui les commandent ne les rejoignent.
A partir de 23h30, le P.C. du régiment et installé dans la villa Ter-Loo, à 2 kilomètres de Kasterlee, sur la route de Retie.
La journée a coûté au régiment les pertes suivantes le lieutenant Fonclade blessé ; les lieutenants
Lafforest, chabonnier, Hennesy Yanisse ,les sous-lieutenants Béguin-Billecoq, Donneau, catry
Ont disparus
Anecdote personnel , mon père racontait dans les premières heures de combats, ils étaient confrontés
a des ennemis très jeunes 17-18 ans en chemises noir et quand la première ligne était tombé, la deuxième s'avançait sans prêté attention a leurs camarades