journal des marches (5) 12 mai 1940

12 mai 1940
le colonel de Causans rejoint dans la matinée le P.C. d'Hoog-Eind, qui est commun avec celui du 74e
régiment d'artillerie ( colonel Marguerittes). Vers 11 heures, le commandant de Saint –Martin envoie
un premier compte rendu pour avertir d'un premier contact à l'est de Loge-Mierde. Une demie heure
plus tard, le contact se précise sur tout le front du 3e bataillon, qui trouve en face de lui des éléments à
pieds et des motocyclistes. Toute l'après midi, les combats se poursuivent, dans les bois, et les 13e,
14e et 15e escadrons résistent sur place, sans céder un pouce de terrain. Les mitrailleuses du 13e
escadrons ont des champs de tir réduits et exécutent des feux meurtriers avec leur hausse de 200.
Vers 15 heures, le commandant Saint-Matin craint d'être coupé du P.C., des infiltrations s'étant
produites à l'extrême gauche de son dispositif. Du pont de l'Aa à la sortie nord de Wellenseind.
A la même heure, le contact se précise sur le front du 2é bataillon, notamment pour le 8e escadron
Qui tient l'Aa dans les bois, au sud-est d'Hoog-Eind. A 16 h 30 le village de Diessen, tenu par
un peloton d'A.M.R du 6e escadron (peloton Delord), le 7e escadron et un peloton divisionnaire
anti-chars et attaqué par un détachement ennemi. Le contact est pris, d'abord, par les autos-mitrailleuses
légères puis par des chars et des éléments a pieds, toujours en plus grand nombre. A 16 heures le colonel déplace le P.C pour l'installer à Esbeck ou se trouve celui du 2e bataillon. A 17h30 l'ennemi attaque également Hilvarenbeck, tenu par le 6e et le 10e escadrons. L'aspirant Vanermarcq, du 7e escadron qui assure la liaison entre la division et le régiment apporte l'ordre de tenir sur la position jusqu'à 20h30.
La mission du régiment se sera de se replier derrière le canal de Turnhourt et de le tenir.vers 18h30,
Les éléments qui tiennent Diessen doivent se replier , les pièces d'artilleries sont détruites et la pression de l'ennemi est de plus en plus forte. A 20h30 le régiment commence sont décrochage. Le colonel quitte le Village, à 20h45,le pistolet à la main, au moment ou les premier soldats allemands débouchent sur la place du village. Le repli et rendu très difficile en raison des bois, en l'absence de chemin et de la nuit. Le 2e bataillon retraite par échelons, il est accroché sur ses flancs, il est accompagné par un très sévère tir d'artillerie ennemi dès le débouché de Poppel. Il fera 40 kilomètres à pieds dans la nuit pour rejoindre le lieu de rassemblement ( bois est de Vlimmeren) ou il arrivera le lendemain à 7h30 . le 3e bataillon se replie par les bois, tenus par le 15e escadron et passe le canal d'embranchement sur des portières, le pont de la national 25 étant sauté.
Le 15e escadron réussit son décrochage et revient sans pertes ; par contre les 13e et 14e escadrons ont des pertes sévères et ne le lieutenant Fonclade et ni le lieutenant Hennessy qui les commandent ne les rejoignent.
A partir de 23h30, le P.C. du régiment et installé dans la villa Ter-Loo, à 2 kilomètres de Kasterlee, sur la route de Retie.
La journée a coûté au régiment les pertes suivantes le lieutenant Fonclade blessé ; les lieutenants
Lafforest, chabonnier, Hennesy Yanisse ,les sous-lieutenants Béguin-Billecoq, Donneau, catry
Ont disparus

Anecdote personnel , mon père racontait dans les premières heures de combats, ils étaient confrontés
a des ennemis très jeunes 17-18 ans en chemises noir et quand la première ligne était tombé, la deuxième s'avançait sans prêté attention a leurs camarades

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 15:10

journal des marches (6) le 13 mai 1940

13 mai 1940

la mission du régiment est de tenir le canal d'embranchement depuis Turnhours jusqu'à Deschel.
Pour l'accomplissement de cette mission, le colonel de Causans a sous ses ordres des éléments
du 4e cuirassiers et du 18e dragons pour les têtes de ponts, et il a également sous ses ordres la 18e
division d'infanterie Belges, dont le P.C. est à Kasterlee. Le premier bataillon tient le canal depuis
Turnhours jusqu'à Vooneide. le P.C. du commandant Amanrich est à Ooend-Turnhours ; le 2e
Bataillon est à droite du premier et tient le reste du secteur. Le P.C. du commandant Marlard est à
Rétie ; le 3e bataillon qui a combattu pendant 24 heures et qui a opéré un décrochage difficile de nuit
et dont les pertes sont sérieuses reste en réserve dans les bois entre Tielen et Ciele. Les belges ont
préparé sur les routes des « destructions folles » et ont hâte de les mettre en œuvre. La volonté de
résistance du 4e dragons ramène de nombreux fantassins sur leur position qu'ils avaient abandonnés
sur le canal.
Durant la journée, le contact est étroit, notamment sur le front du premier bataillon ; mais, nul part,
L'ennemi ne réussit à franchir le canal, sinon quelques isolés armés de mitrailleuses qui passent a la
nage. Deux prisonniers, en civil, mais qui sont porteurs de leur livret de solde, sont amenés au P.C..
à 22 heures, ce sont des fantassins qui prétendent avoir quitté leur uniforme pour fuir plus facilement.
Le régiment à perdu au cours de la journée le sous-lieutenant Chévenier, disparu
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 15:52

journal ds marches (7) 14 mai 1940

14 mai 1940
Vers minuit, les C.R. des escadrons renseignent le colonel et lui apprennent que le pression devient
très forte, qu'a la faveur de la nuit, des infiltrations se multiplient, à 1 heure, l'aspirant Vandermarcq
apporte les ordres du général Picard qui sont e se replier sans délai pour occuper une nouvelles
position. Le repli s'effectue à partir de 3h30. le régiment doit occuper sa nouvelle position à partir
de 7h30. le décrochage et le mouvement ont lieu dans des conditions normal, l'activité de l'aviation
ennemi, très intense la vielle, est en ce moment presque nulle. La mission du régiment est de tenir la
ligne Saint-Lenaarts – Oostmalle – Zoersel – Zandhoven – Vierse. Le 1e bataillon est au nord du
dispositif (P.C. à Oosmalle) ; le 2e bataillon est au centre (P.C au carrefour des routes Halles –
Pulderbosch) ; le 3e bataillon est au sud (P.C à Lanneremberg).
Les Belges manifestent une hâte inconsidérée pour faire sauter les ponts et veulent, dés le milieu de
la matinée (9h30) faire sauter le pont de Massenhoven, rendant de ce fait, tout repli éventuel du
3e bataillon impossible le général Giraud, commandant la 7e armée, vient vers 10h30 au P.C.du
régiment, à Halle et rédige de sa main l'ordre aux troupes Belges de ne faire sauter les ponts de
Massenhoven et de Wignegen, que sur ordre du colonel de Causans ou de sont reprèsentant. A
Partir de 16 heures, sur les fronts des 2e et 1e bataillons les contacts avec l'ennemis se précise.
Vers 17h30 le commandant Marlard rend compte que l'ennemi attaque en force son bataillon. Le
colonel de Causans demande au colonel Marguerittes de faire un tir de barrage dans les bois qui
facilitent la progression des Allemands.. l'ennemie est stoppé. A la tombé de la nuit le contact
est perdu et sur la route, les chars « h » du 4e cuirassiers circulent librement. A 19h30
arrive l'ordre de se replier au sud du canal Albert. Le mouvement doit s'effectuer de nuit.
L'E.M du régiment, les 2e et 1e bataillons se replient par l'itinéraire Halle – Lindenhoek –
Wigneghem ; le 3e bataillon se replie par Massenhoven – Lammenrenberg.
Le régiment à perdu dans la journée le lieutenant Parmentier ; blessé.
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:23

journal des marches (8) 15 mai 1940

15 mai 1940

le repli s'effectue dans de bonnes conditions et les destructions n'ont lieu qu'après le passage
de tout le régiment, qui se regroupe dans la région de Kontich. Le P.C. et dans le château de
Kontich. Vers 18 heures le régiment fait mouvement en direction d'Alots .le P.C se fixe à
Aaigem . l'aviation allemande poursuit son activité, mais la D.C.A. Britannique est très active
et oblige les avions ennemis à se disperser et à voler haute altitude. A 21 heures, le régiment
fait mouvement vers le sud pour regagner la France
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:26

journal des marches (9) 16 mai 1940

16 mai 1940

a 9 heures, en arrivant à Condé-sur-Escaut, le colonel apprend que les allemands ont pénétré
en territoire Français et qu'ils sont à Avesnes, se dirigeant sur Landrecies. Remontant des
colonnes de fuyards, le régiment se porte vers le sud, au delà Du Quesnoy. Le P.C s'installe
dans une prairie, voitures camouflées sous les arbres et le long des haies, à l'entrée d'Englefontaine.
Le régiment doit tenir depuis Jolimetz jusqu'à La croix –Caluyau, les lisières de la forêt de Mormal.
Mais le régiment ne forme plus un tout, dans la main de son chef, Le colonel De Causans commande
un groupement dans lequel s'intègrent à la fois le 3e bataillon et des chars du 4e et 6e cuirassiers et
le 18e dragons et une batterie du 74e R.A ; les 1e et 2e bataillons sont : le premier en réserve de
division , le second aux ordres du colonel Beauchesne, qui commande un autre groupement.
Le régiment a perdu, au cours de la journée du 15 le capitaine Mir, évacué

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:43